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La migration commence.

Quel que soit le temps et les températures juillet amorce déjà pour quelques espèces d’oiseaux la migration d’automne. Les jours commencent à raccourcir et l’on sait que la lumière a une forte influence sur le comportement animal. La reproduction terminée déclenche aussi le départ avec l’habituelle prise de graisse carburante indispensable au trajet. Les premiers candidats sont sans nul doute les espèces du littoral. Les Courlis cendrés sont les premiers arrivés dès fin juin sur notre littoral suivis un peu plus tard par les Huîtriers pie. Sur les reposoirs de mare haute il est intéressant de déterminer l’âge ratio des groupes. Plus le nombre de juvéniles est élevé plus la reproduction a eu des chances de bien se dérouler. Si les jeunes courlis se nourrissent seuls sous la protection des parents au milieu des landes, prairies ou toundra.

 Pour les petits Huîtriers pie la croissance est bien différente. Phénomène unique chez les limicoles, les parents huîtriers accouplés pour la vie nourrissent leurs poussins. Vers par vers, coque par coque, il leur apporte une proie unique à chaque fois dénichée souvent loin du lieu où se reposent les rejetons ;. Et cela dure près de deux mois… ! Heureusement l’Huîtrier peut vivre jusqu’à plus de 30 ans. Les populations nicheuses sont bien faibles avec à peine plus de 1300 couples, dont de rares couples en déclin sur la côte picarde qui ont une productivité en jeunes bien faibles. A l'inverse d'autres pays européens, l'Huîtrier pie en France ne niche que sur le littoral et jamais à l'intérieur des terres où il est observé de manière anecdotique.  Les spectaculaires rassemblements d'Huîtriers pie au nord de la Baie de Somme à marée haute (entre 8000 et 12.000 oiseaux selon les années) ont pour origine des oiseaux nichant surtout aux Pays Bas, Allemagne du Nord, Danemark, Angeleterre.

P. Carruette 17 juillet 2022 crédit photo Elsemargriet