Actualités

Les espèces introduites.

De nouvelles introduites récentes sans conséquence au départ commencent à poser problème avec l’Ibis sacré sur la façade atlantique, l’Oie d’Egypte au Benelux ou l’Erismature rousse dans toute l’Europe de l’Ouest. Il est fréquent qu’une introduction au départ inoffensive voir même sympathique peut s’avérer catastrophique et difficilement contrôlable lors de l’augmentation des individus. Les Ibis sacrés en Loire Atlantique se sont bien adaptés aux marais se nourrissant notamment de sangsues. Avec l’augmentation des effectifs (plusieurs centaines de couples) des individus commencent à s’attaquer aux œufs de leurs voisines de colonie comme les Aigrettes garzettes. Et puis en Europe existe une espèce d'ibis, l'Ibis falcinelle longtemps en déclin mais qui retrouve ces effectifs dans le bassin méditerranéen et remonte naturellement vers le nord en faisant une de nos prochaines nouvelles espèces nicheuses  dans les prochaines années. Mais tout n'est pas si simpliste dans la nature. Le Rat musqué s'il n'est pas en trop grand nombre peut contrôler l'extension de roselière trop envahissante et il est une proie appréciée du renard et du putois. Ces notions d'introduction volontaires ou fortuites ne datent pas d'hier. Le Faisan commun qui fait notre quotidien aujourd'hui est lui aussi une espèce introduite originaire du Caucase et de la région de Colchide (Turquie, Russie et Géorgie) ...et il fut introduit dès l'époque romaine !

P Carruette 312 janvier 2022 crédit photo S Bouilland