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Ou trouver un grande diversité ornithologique?

Le secteur le plus proche de chez nous présentant une grande diversité ornithologique en falaises est l’île des Landes près de Cancale en Ile et Vilaine. Goélands bruns, Grands cormorans et Cormorans huppés nichent en nombre sur cet îlot rocheux. Mais les grands « bastions falaises » de nidification en France restent les réserves bretonnes comme le cap Sizun, les Sept Iles à Perros Guirrec ou le cap Fréhel. Elles sont les derniers sanctuaires pour les petits alcidés que sont les guillemots (250 couples) ou les Pingouins tordas (30 couples). Et pourtant dans les années cinquantaines plusieurs milliers de couples de ces petits pêcheurs en habit de major d’homme « ornés » les falaises bretonnes. Marées noires et dégazages sauvages, et aujourd’hui surtout diminution des ressources halieutiques, changement climatique faisant remonter les petits poissons de type sprats ou lançons plus au nord, rien n’a épargné ces oiseaux pourtant très adaptés à la dure vie de la haute mer. De plus les alcidés ne pondent qu’un œuf et ne nichent souvent qu’à partir de 5 ans. Le Macareux moine (250 couples aux Sept Iles) fait exception pour sa nidification dans la falaise des nicheurs du grand large. Il creuse un terrier dans les pelouses à Armérie maritime ou occupe un terrier de lapin de garenne. Il mérite bien son surnom de perroquet de mer avec son étonnant bec triangulaire richement coloré de rouge, de jaune et de bleu. Mais ce bec a la particularité de pouvoir de stocker des petits poissons sans entraver la pêche de l’adulte, limitant ainsi les allers et retours pour nourrir l’unique poussin. Agé de six semaines, le jeune est abandonné au fond du terrier Poussé par la faim, il sortira du terrier au bout de quelques jours et rejoindra la mer et les adultes.

P Carruette 19 juin 2022