La grive musicienne arrive.

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La douceur s’estompe aussi vite que la longueur du jour. Chaque nuit étoilée ne serais-ce que quelques instants est exploitée par les vols migratoires des grives. On entend leurs cris aigus semblant percer l’obscurité au-dessus de nos têtes, cris qui leur permet de garder le contact entre individus. Elles ont l’oeil rivé sur les étoiles qui leur servent de guides. Pourtant beaucoup d’entre nous sont habitués à voir sautiller au printemps sur la pelouse une Grive musicienne, ou la voir briser la coquille d’un escargot contre une pierre. En octobre nous arrivent nombre de leurs cousines belges et hollandaises et dans une moindre mesure des îles britanniques. Les Grives musiciennes scandinaves ne font que traverser la Picardie pour se rendre vers le sud-ouest de la France. La Provence va accueillir les grives venant d’Allemagne et de l’est de l’Europe. Pas de frontières strictes certes mais à chacune son site d’hivernage en fonction de son aire de nidification. D’autres espèces de grives nous arrive durant ce mois. Une des plus grosses avec la Draine, est la Grive litorne venant surtout de l’est de l’Europe et la plus petite la Mauvis (de mauviette…) venant de Scandinavie et de Sibérie occidentale. Litornes et Mauvis sont des plus grégaires. On les retrouve en troupes parfois importantes dans les prairies, champs ou…terrains de football riches en vers de terre. Le soir elles se regroupent en dortoir au sommet des grands arbres. De nombreuses grives sont baguées dans toute l’Europe. Si vous en découvrez une portant une bague, renvoyez la bague ou son numéro au CRBPO 55 Rue Buffon 75005 Paris (avec surtout le lieu et la date de la découverte). Par vents favorables et uniformité européenne de bonnes conditions météorologiques peut se produire un véritable « rush » de grives et de pinsons durant la journée surtout sur le littoral mais aussi en certains points à l’intérieur des terres.

P Carruette 17 octobre 2023 crédit photo Sharkolot