« Coucou, coucou », il est revenu le Coucou gris de ses « vacances » migratoires en Afrique centrale (Congo, Centrafrique, voire Afrique du Sud…) sans nous avoir envoyé de cartes postales. Au loin sur Arry, son chant est à peine audible mais c’est bien lui, impossible auditivement à confondre, mais difficile à voir tant il sait être discret. Au fil des années précoces ou tardives la moyenne du retour reste toujours remarquablement constante dans la première décade d’avril pour notre région. Aurait-il été « conçu » dans les vieilles et précises horloges suisses ! Le chant reste tout d’abord bas et assez discret comme si l’oiseau se faisait sa voix perdue durant l’hivernage africain. Pas trop de gammes de rodage néanmoins, car le territoire retrouvé doit vite être défendu contre nombre de mâles de retour une bonne semaine avant les femelles. Pour toutes les espèces animales, le chant sert en effet de force de dissuasion pour les mâles de la même espèce mais aussi de douces ritournelles pour attirer et séduire les femelles sur son territoire.
P Carruette 9 avril 2024 Crédit photo Kev