Nature fragile

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La nourriture n’a pas été pléthorique pour les poussins et les jeunes mammifères. La végétation a poussé lentement et les insectes sont à des densités anormalement faibles. Reste, faute de mieux, à avoir un été chaud pour augmenter cette présence d’invertébrés qui par leurs œufs et leurs larves vont se perpétuer. C’est vraiment sur les papillons diurnes que la situation devient préoccupante avec des densités extrêmement faibles. Un déséquilibre dans la chaîne alimentaire devient monnaie courante naturellement, mais il doit être vite rectifié par une abondance l’année suivante. Sauf que dans notre cas particulier…cela fait plusieurs printemps médiocres sans parler de celui mémorable de 2013 qui fut le plus froid dans notre région depuis 1921. Cela tant à peser, et impacter certaines espèces ou familles comme les passereaux insectivores notamment les pouillots, gobemouches, rousserolles ou hirondelles…Comme toujours, des espèces semblent mieux supporter ces aléas comme les mésanges, cavernicoles et au régime alimentaire plus diversifié. Exception, l’année semble favorable au Phragmite des joncs très abondant sur les zones humides en retour de migration, mais ces nombreux couples revenus d’Afrique de l’ouest vont-ils « produire » de nombreux jeunes chez nous, c’est le facteur de réussite de la reproduction qui va être prépondérant au maintien d’une population.

P Carruette 17 juillet 2024 Crédit photo S Bouilland