Les Barges à queue noire continuent de descendre. Certains oiseaux qui ont niché tard ont encore leur sublime plumage nuptial à la poitrine. Seule une aquarelle peut révéler ces nuances dans le plumage mordoré, et dans ce cas on n’oublie jamais l’œuvre de l’artiste qu’il soit humain ou animal ! Ces barges viennent surtout d’Islande où la reproduction fut bien moyenne dans le sud ouest près des fermes et terres agricoles et catastrophique dans le nord est de la grande île. Du fait du printemps froid les ornithologues islandais soupçonnent même des oiseaux adultes de ne pas avoir niché et même de ne pas avoir atteint l’Islande bloqué au nord de l’Angleterre ou en Ecosse en fin de printemps ! A printemps exceptionnel comportements exceptionnels. Les Barges à queue noire choisissent des zones plutôt sèches pour nidifier. En revanche elles se nourrissent dans les endroits bien détrempés, bas marais, prairies et landes à bouleaux nains. Cette sous espèce islandaise va hiverner surtout en France, Irlande et sud de l’Angleterre alors que la sous espèce plus grande nichant aux Pays Bas va passer la mauvaise saison en Afrique de l’Ouest. Le parc du Marquenterre semble être un des rares lieux en Europe où les deux sous espèces se retrouvent en hivernage, avec le changement climatique les barges continentales commencent elles aussi à hiverner en Europe.
Août cumule donc dans la nature tous les événements du futur proche : migration, mue, préparation énergétique à l’hivernage, croissance et dispersion des jeunes, choix des futurs sites d’hivernage…Profitons que la nature soit encore riche en aliments et en lumières…
P Carruette 19 aout 2024 Crédit Photo S Bouilland