Plusieurs espèces de tritons, notamment le rare triton crêté, viennent pondre en ces lieux humides. La végétation est particulièrement diversifiée grâce à la grande variation des niveaux d’eau qui permet de retrouver des espèces aussi bien d’assec que de bas marais. Orchidées, parnassie des marais, ophioglosse et une multitude de petits carex et joncs en font de véritables « jardins botaniques sauvages » sur des surfaces réduites.
Les mammifères des dunes y trouvent des abreuvoirs naturels et quelques espèces d’oiseaux aquatiques peu exigeants en taille de surface de zones humides peuvent y nicher comme la poule d’eau, ou la foulque, le grèbe castagneux et le canard chipeau sur les plus grandes pannes. Le râle d’eau, des petits échassiers comme le chevalier cul-blanc ou guignette ou le martin-pêcheur, la bergeronnette des ruisseaux utilisent aussi ces petites oasis d’eau douce lors de leurs haltes migratoires.
Les pannes évoluent naturellement par colonisation de la végétation supérieure comme les phragmites, les typhas (plus riches en matière organiques), ou les argousiers dans les secteurs les plus secs et la saulaie. Le boisement naturel ou artificiel des dunes (pins laricio) a eu pour effet de baisser fortement le niveau de la nappe et de raccourcir les périodes d’immersion des pannes favorisant la végétation.
Ph. Carruette – 7 mai 2025 © S. Bouilland