Ce début de juin ne brille vraiment pas par la densité des insectes. On voit peu de libellules et de papillons diurnes. Malgré un printemps sec et doux, même les papillons nocturnes pourtant jugés plus résistants, ne sont pas légion. C’est la conséquence des printemps froids et pluvieux des années précédentes et de la baisse générale depuis de nombreuses années des invertébrés. Il ne faut pas oublier que les insectes sont la base vitale de toute chaîne alimentaire. Les insectes sont de très loin la masse du vivant la plus nombreuse et diversifiée sur Terre. Leur baisse de densité a un effet de chaîne sur celle des oiseaux, des mammifères carnivores et des batraciens qui se nourrissent ou nourrissent leurs petits avec des insectes normalement ultra abondants à cette période ! C’est certainement une des causes majeures de la baisse de la biodiversité dans notre pays, qui entraîne l’appauvrissement et la banalisation des habitats.
Ph. Carruette – 7 juin 2025 © S. Bouilland