Défendre ses petits à tout prix

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Les sternes, labbes ou goélands n’hésitent pas à s’attaquer à l’humain, prédateur ultime, quand on s’approche trop près de leur précieuse nichée. On sait que dans un habitat appauvri ou de surface trop faible (comme les réserves « mouchoirs de poche » de quelques dizaines d’hectares) la prédation est d’autant plus efficace et concentrée. Les colonies d’oiseaux du littoral ou de marais sont de véritables garde-manger mémorisés par les prédateurs terrestres qui nagent tous parfaitement. Malgré le nombre et les simulacres d’attaques des adultes, les colonies de mouettes rieuses voient rarement plus de 50% des jeunes prendre leur envol. Goélands, renards, sangliers prennent l’habitude de fréquenter régulièrement cette ressource, certes temporaire, mais abondante et vulnérable. Reste aux colonies à trouver soit des lieux très sécurisants soit à changer de lieux chaque année pour éviter la mémorisation par les prédateurs. En fonction de la raréfaction des habitats favorables et de l’exigence des espèces, cela peut cependant être très problématique.

P Carruette 14 juillet 2025 Crédit photo S Bouilland