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Le faucon pélerin.

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De jeunes Faucons pélerins sont bien observés sur le littoral. Issus des nicheurs locaux sur les falaises de Ault, Mers les Bains, ou des couples normands, mais aussi des migrateurs nés bien plus au nord entre Angleterre et Scandinavie, ils se reconnaissent à leur plumage plus marron que gris ardoisé sur le dos. Ils ont tous un point commun attribution de leur jeune âge : apprendre le dur métier de plus remarquable chasseur d’oiseau de haut vol ! Les piqués sur des proies trop grosses pour lui comme un groupe de spatules, ou trop rapides et organisées comme les Barges à queue noire vont être nombreux. Il faudra apprendre à être plus modeste et affiner sa technique. Les célèbres piqués ont bien été chronométrés à plus de 300 km/heure mais la prise de proie en vol est un art qui demande bien de l’expérience. La disette sera souvent le soir venu, pour le jeune perché dans un pin, le seul « repas virtuel » reçu !  Le Faucon pèlerin reste rare en France même s’il est passé de moins de 200 couples dans les années 1970 à aujourd’hui plus de 1700 couples. Il est maintenant visible en plein ville comme à Amiens ou Paris, et va même nicher sur les vieux nids de corvidés sur les pylônes électriques en zones de grandes cultures.  Après avoir disparu dans les années 1950, le Faucon pèlerin est revenu nicher sur les falaises maritimes picardes en 1999 où un couple s’y cantonna sans se reproduire préférant s’installer côté…normand ! La première nidification réussie remonte à 2002 et maintenant un à deux couples se reproduisent sur notre littoral. Des oiseaux sont de plus en observés en migration ou en hivernage à l’intérieur des terres en zone agricole ou même en ville. Prélude on l’espère à de futurs couples nicheurs sur de hauts bâtiments (silos, pylônes électriques…) ou au cœur de nos hauts édifices urbains. 

P Carruette 26 septembre 2021  crédit photo Kanenori