Fin mars la migration de printemps s’intensifie tout comme les chants des passereaux qui profitent de la moindre éclaircie pour assurer la défense du territoire contre les mâles encore dépourvu de cet espace délimité garant de la formation d’un couple et de l’élevage d’une famille. On constate que lors de mauvaises conditions atmosphériques les chants sont moins nombreux. Seuls les individus dominants les mieux établis ont le luxe de chanter. En cas de fort vent, ils sont obligés de hausser le ton, et là encore seuls les plus vaillants peuvent se le permettre. On a constaté aussi ce phénomène dans les zones urbaines, au bord des autoroutes où les chants deviennent moins diversifiés en notes et plus forts en intensité. Là encore un des multiples exemples d’adaptation de l’espèce et surtout de l’individu.
P Carruette 21 mars Crédit photo S Bouilland