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Le moyen duc

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C’est dans les petits massifs d’épicéas ou de pins notamment sur les larris, que le moyen-duc apprécie de nicher. On le retrouve nicheur dans les vastes pinèdes de pins laricios sur le littoral. Comme chez tous les rapaces nocturnes pas vraiment de nid mais un emprunt auprès de vieux nids de corvidés ou de pigeons ramiers. Il peut même nicher parfois au cœur d’un jardin en pleine ville dans un conifère d’ornement et comme pour la hulotte, on peut alors retrouver parfois un gros poussin égaré sur sa pelouse ! En juin – juillet les jeunes peu volants ne sont en effet guère discrets avec leurs continuels cris plaintifs, comme une porte qui grince, pour signaler leurs positions aux adultes nourriciers.

Tout comme le hibou des marais, le baguage a prouvé que des oiseaux, notamment les juvéniles, peuvent venir de Belgique, mais aussi de Scandinavie ou d’Allemagne pour hiverner dans les Hauts-de-France. Leurs longues ailes adaptées à la chasse en milieux ouverts sont aussi un bel avantage pour les vols migratoires.

Comme pour tous les rapaces nocturnes, il est victime de la circulation automobile notamment sur les routes en lisière forestière ou en coteaux. Il a certes bénéficié de l’augmentation des surfaces forestières, du développement de l’agro-foresterie et de la sous-exploitation des parcelles forestières privées laissées parfois en oubli pour un taillis sous futaie dense. Mais cette prospérité est révolue ; le regain d’intérêt pour la ressource bois certes durable (mais pas corvéable à merci) risque de le priver de bien des lieux. Trente à 60.000 couples seulement nichent en France.

Ph. Carruette – 8 novembre 2021 – crédit photo Erik Karts