Les quelques beaux jours qui se sont écoulés furent vraiment les bienvenus avec la grisaille, les coups de vent et averses. Chaleur et lumière sont indispensables à cette période à toute vie végétale et animale. La survie des nouveaux venus dans le monde sauvage ; poussins, larves, faons et tant de petits mammifères de tout poil ou simples jeunes pousses, ne sera que meilleure. C’est le temps idéal pour la fenaison qui a pris du retard cette année. La coupe des prairies de fauche doit toujours être commencée au centre de la parcelle permettant aux jeunes mammifères de s’échapper (lièvres ou faons de chevreuils). L’idéal sur de petites parcelles est de même de faire un passage à pied au préalable. Ces prairies peu ou pas traitées sont de remarquables réservoirs biologiques en plantes et en insectes et leur fauche est bénéfique sur le long terme à cette diversité. La fauche terminée ; le soir venu, le terrain nu devient l’objet de toutes les convoitises. Voilà un terrain de chasse idéal pour les carnivores. D’abord récupérer toutes les proies potentielles désorientées par un tel bouleversement physique les privant de leur « forêt d’herbes ». Les rongeurs deviennent facilement accessibles privés de leur couvert.
P Carruette 15 juin 2026 Crédit photo C Choret