Les oiseaux se posent les ailes étalées sur une fourmilière ou sur un lieu de passage en abondance de fourmis. Les fourmis en effervescence sur le plumage stressent face à cet intrus pourtant pacifique. Elles s’excrètent alors de l’acide formique excellent antiparasitaire. Ce comportement n’est pas pratiqué par toutes les espèces et pas par tous les individus au sein d’une même espèce. On a affaire à un véritable soin du plumage ! Réfléchi, inné, appris, volontaire, hasard…il y a plus de choses dans le ciel et sur terre que nous pouvons en imaginer et en comprendre ! En parlant de fourmis, le temps lourd et les orages ont fait sortir des myriades de fourmis volantes. Ce sont les jeunes reines qui essaiment pour former de nouvelles colonies. Malgré leurs ailes dorsales elles ne volent guère de manière efficace et l’air chaud leur permet de monter en altitude. Mais c’est sans compter sans la multitude de prédateurs qui profitent de cette manne céleste, petite en masse mais riches en protéines. Les hirondelles, bien entendu mais aussi les étourneaux, les faucons crécerelles ou hobereaux et surtout les Mouettes rieuses. Quand on voit des centaines de mouettes qui tournoient dans ciel en papillonnant au-dessus des dunes ou des prairies on dit qu’elles « moucheronnent ». Du gagne-petit certes… mais la manne est telle et avec des risques et efforts bien minimales. Voilà une source de protéines bien mise à profit !
P Carruette 11 juillet 2026 Crédit photo Sandeep Handa