Août continue de se caractériser par de bonnes chaleurs qui durent depuis juin. Depuis juillet sur le littoral seulement 1,5 mm de pluie est tombé, un record bien peu envié. Les vents chauds de sud est ont été particulièrement éprouvant, digne d’ambiances sahéliennes faisant souffrir bêtes et plantes. Mais nombre d’espèces animales ont besoin de ces périodes estivales chaudes notamment les insectes qui en si nette diminution ces dernières années. Et les insectes sont une des bases essentielles de la chaîne alimentaire ! Sauf que là la chaleur bienfaitrice dure trop même pour les espèces les plus thermophiles ! Les extrêmes en tout domaine ne sont jamais d’autant plus s’ils durent. L’absence de pluies condamne les zones humides les moins profondes lieux de ponte des libellules, coléoptères aquatiques…adultes tout aussi bien que larves ou pontes. De plus en plus de cours d’eau se retrouvent totalement à sec. Cela n’est pas dramatique si cela arrive exceptionnellement mais la régularité va finir par totalement appauvrir le cortège d’espèces. Seules vont résister quelques espèces très résistantes et généralistes certes nombreuses en nombre d’individus mais qui ne vont pas apporter la diversité et l’étalement des sources alimentaires de la rivière sur l’ensemble de l’année. Manque de diversité égal toujours pauvreté des cycles et des écosystèmes. Les fortes chaleurs peuvent aussi des conséquences physiologiques encore peu connus. Ainsi malgré une présence d’adultes papillonnant il semble que les Piérides du chou ne pondent pas. Point d’œufs ou de chenilles sur nos crucifères. Les longicornes au stade de larve limitent leur développement dans un bois mort aux températures de fournaise. Les récents et quasi inédits incendies en zone dunaire dans le Pas de Calais (Mont Saint Frieux) vont aussi faire apparaître des conséquences et réactions post incendies encore peu ou complètement inconnues pour nous sur la faune et la flore.
P Carruette 19 aout 2026 Crédit photo Rfostostock