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Protégeons les crapauds.

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On se souvient tous d’une soirée douce et pluvieuse de mars où des centaines de crapauds circulent sur une portion de route proche de marais. Autant sont aussi éclatés en charpie sur le bitume brillant. Il ne fait pas bon alors sortir le samedi soir pour tout ce petit monde. On connaît les mesures prises sur certains secteurs à haute fréquentation « amphibienne ». Des seaux de récupération, des crapauducs sous les routes sont installés pour prévenir l’hécatombe. Un geste citoyen est aussi à la portée de tous consistant à ralentir pour éviter tant sans faire se peut ces randonneurs prioritaires. A quand un panneau « attention crapauds, ralentir » comme celui qui indique le passage des grands mammifères. Les lieux de migration sont aujourd’hui très bien connus dans toutes les régions et bien définis dans le temps même si il y a quelques variations avec les gelées et la pluviométrie. Dans les Vosges, certaines voieries sont même fermées quelques nuits par an (avec une déviation…ouf la reine automobile est sauvée !) le temps du rush des crapauds et grenouilles rousses. Cela laisse le temps au crapaud de vieillir (il peut atteindre plus de 13 ans !) et de perpétuer l’espèce. Une fois la ponte terminée, il est vrai que sa vie sera 100% terrestre, peut être choisira-t-il votre jardin ? Un bon investissement pour préserver vos salades des petites limaces. Prenez le temps alors de regarder ces yeux orangés d’or, ses pattes en forme de « mini-mains » …le crapaud est finalement loin d’être laid …surtout pour madame Crapaud ! La longue marche du crapaud est commencée (le verbe crapahuter vient de là !) …que notre citoyenneté à son égard soit sa plus belle médaille !

P Carruette  20 mars Crédit photo JOSCH 13