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Le phragmite des joncs de retour

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Dans les roselières, aussi petites soient-elles, retentissent les multiples notes du phragmite des joncs. Véritable « pot-pourri » de grincements et de trilles, il comporte des imitations plus ou moins partielles et réussies d’autres chants. Il rappelle le chant de la rousserolle effarvatte mais avec beaucoup de coupures de rythmes et d’irrégularités. Autant de notes dans un seul chant nous rend admiratifs mais il est aussi et surtout attractif pour les potentielles femelles phragmites. Grâce aux campagnes de baguage pour le Museum de Paris (Centre de recherches sur le baguage des oiseaux) on sait que nombre de phragmites des joncs nicheurs en France hivernent en Afrique de l’Ouest notamment dans les deltas du Niger et du fleuve Sénégal.

Etrange nom que celui de phragmite… Il correspond au nom réel du roseau Phragmites australis qui vient du grec phragmites qui veut dire « utilisé pour faire une palissade » rappelant l’utilisation des plus gros roseaux comme clôture.

Crédit photo V. Caron