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Bénéfique printemps !

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Les premiers bénéficiaires sont bien entendu les insectes. Ils semblent plus nombreux qu’à l’habitude, mais cette impression positive est toute relative tant les populations ont baissé. Les petites chenilles arpenteuses se délectent en nombre des jeunes feuilles. Sur les aulnes apparaît un joli petit bijou, la chrysomèle de l’aulne. Ce petit coléoptère aux élytres bleu brillant se gave des jeunes feuilles pourtant amères jusqu’à en faire de la dentelle !

Début mai est vraiment le mois de sortie de la toute première nouvelle génération.

C’est l’appel des adultes qui incitent les jeunes mésanges à s’extraire de leur cavité devenue trop étroite pour toute cette famille nombreuse (jusqu’à 12 petits pour la éésange bleue). Les parents vont les nourrir encore près de trois semaines après l’envol, les accompagnant sur le territoire familial avant la dispersion. Si, en Belgique du fait peut-être de fortes densités, les mésanges bleues font assez régulièrement deux couvées, cela est bien plus rare en France. A l’inverse, au moins 25% des mésanges charbonnières vont effectuer une deuxième couvée, notamment les couples les plus âgés. Pour les granivores, pinsons, serins cini, ou chardonnerets l’heure est surtout à la fin de la couvaison ou au début du nourrissage. En période de nourrissage, ces passereaux seront aussi insectivores pour assurer un apport en protéines à leurs chérubins à la croissance rapide.

Crédit photo V. Caron