Plusieurs vols de cigognes blanches ont survolé les régions littorales ou l’intérieur des terres à la mi-septembre. Comme c’est souvent le cas à cette période, le groupe est constitué en majorité d’adultes ; les juvéniles étant pour la plupart déjà sur la route de l’Espagne et de l’Afrique. Des oiseaux peuvent être porteurs de bagues françaises blanches ou vertes probablement ou des bagues noires posées en Belgique ou en Allemagne. Ce sont souvent des oiseaux originaires des Pays-Bas voire d’Allemagne. Ces grands voiliers ont tendance à se poser en fin d’après-midi pour passer la nuit en hauteur sur un bâtiment, un arbre ou…des réverbères ! Avec l’absence de courants d’air chauds et leur vision diurne, les cigognes ne voyagent jamais de nuit.
On remarque nettement que tous ces oiseaux ont leurs longues pattes rouges maculées de blanc. En période de fortes chaleurs, pour se rafraîchir les oiseaux se fientent sur les pattes, les excréments blanchâtres formant une pellicule isolante sur la peau. A vrai dire, les oiseaux devront bien s’habituer, l’hivernage en Andalousie ou au cœur du Mali sera autrement plus chaud ! D’autres ont le bec et les pattes couverts de boue pêchant dans les zones à faible niveau d’eau des marais ou des rivières. A l’inverse peu de cigognes noires ont été observées. Les coups de vent forts de début juin avec des pluies violentes n’ont pas été favorables à ces nicheurs forestiers au gros nid haut perché.
Crédit photo V. Caron