Mai voit les tout derniers migrateurs revenir pour nicher dans les Hauts-de-France. La bondrée apivore est souvent la dernière. Ce rapace ressemble fortement à la buse variable tant par sa taille que par l’aspect et la couleur. Sa forme est toutefois plus élancée avec une tête bien proéminente par rapport au bord d’attaque des ailes. Son régime alimentaire comme son qualificatif l’indique, est constitué essentiellement de couvains d’hyménoptères, « gâteau » de guêpes, bourdons et abeilles sauvages.
Elle a la particularité de les repérer avec une remarquable acuité grâce aux mouvements de ces insectes. Un régime aussi spécialisé l’oblige donc à revenir tard en saison et à partir tôt vers l’Afrique tropicale. Entre 10 à 15.000 couples nichent en France, dont quelques dizaines dans la Somme. Les mouvements migratoires peuvent parfois être spectaculaires dans les zones favorables comme 3500 le 8 mai 2007 à Leucate ou 1102 le 11 mai 2007 au col de l’Escrinet en Ardèche. Dans les Hauts-de-France, on a observé la première cette année le 28 avril sur le littoral. Les dates d’arrivée sont extrêmement variables en fonction des conditions météorologiques sur le trajet européen. Lors de printemps froids et pluvieux, on n’observe pas ces rapaces en Hauts-de-France avant la fin de la première décade de mai voire plus tard, faute de proies disponibles.
Ph. Carruette – 9 mai 2026 © Markéta Klimesova