Insectes spectaculaires

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Le petit capricorne (Cerambyx scopolli) est très remarquable avec ses antennes qui dépassent le corps. On le rencontre sur tous les feuillus y compris les vergers. L’adulte butine souvent les ombellifères et les fleurs de sureau.

On ne doit pas le confondre avec le grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo) qui fait 60 mm de long (pour 25 mm pour le petit). Ce géant, plutôt crépusculaire, est devenu bien rare dans le nord de la France. Il est même protégé au niveau national malgré les « dégâts » qu’il peut effectuer sur les chênes isolés. La larve peut mesurer jusqu’à 8 centimètres au bout de 4 ans. Avec ses puissantes mandibules, elle peut atteindre les parties les plus profondes du bois jusqu’au duramen sur les arbres jeunes.

Un autre capricorne est plus commun dans les saulaies en cette période : le lamie tisserand (Lamia textor) plus sombre et massif. Il se caractérise par un déplacement bien lent, volant peu malgré qu’il soit ailé. On pourrait dire que sa « devise » est… doucement le matin et pas trop vite le soir. Même quand il grignote les jeunes pousses des rameaux de saule à faible section il prend son temps ! Vous pouvez ainsi facilement l’attraper (c’est totalement inoffensif !) pour observer ses puissantes mandibules et « tester » la remarquable dureté de ses élytres. En l’approchant de votre oreille vous entendrez qu’il émet de petits cris aigus, un des rares cas d’émissions vocales chez les insectes. La larve se développe aussi dans les saules et peupliers trembles généralement morts.

Ph. Carruette – 29 juin 2025 © Erik Karits