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La pie bavarde.

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Début mars un rayon de soleil et quelques gelées sont comme un pont entre deux saisons. L’une s’achève l’autre ne demande qu’à s’épanouir. Cela ne dérange nullement la Pie bavarde qui finit de construire son nid ou de restaurer un ancien logement au plus haut d’un grand arbre. Elle a déjà parfois commencé l’ouvrage depuis la mi-février. Cet entassement de branchages fait que de l’oiseau entrain de couver on ne distingue généralement que la queue. Un bon camouflage avant que les premières feuilles n’apparaissent. Le nid de forme ovoïde comprend une solide armature de branchettes à l’extérieur et une épaisse maçonnerie en boue séchée et une coupe intérieure profonde garnie de fines radicelles. La caractéristique de cette « forteresse » est le dôme véritable toit formé de branchettes légères avec un ou deux orifices de pénétration. Un tel édifice nécessite un bon mois de construction d’où l’intérêt de commencer tôt. En ville où les matériaux sont plus épars le couple peut démanteler un ancien nid pour faire du neuf. Recycler ne date pas d’hier pour la pie ! L’arrivée de la pie en ville où elle est maintenant très abondante, est relativement récente. Sa « conquête » de Caen ou de Paris date de la fin des années 1970. Il n’y a guère qu’en montagne qu’elle n’est pas présente mais certains couples ont été notés à 1200 mètres en Haute Loire et 2000 mètres dans les Pyrénées orientales. On estime à entre 1 et 2 millions pour les années 2000 le nombre de couples de pies nicheurs en France. De la fin d’automne à l’hiver les oiseaux se regroupent en dortoir de plusieurs dizaines d’individus voire plusieurs centaines (400 fin décembre 2003 à Amiens !).

P Carruette 11 mars 2022 crédit photo Mabel Ambers