L’alouette des champs

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Les premiers jours de mars se sont ouverts sur un ciel bleu et des températures printanières qui en font peut-être…les premiers beaux jours de ce début d’année ! Il n’en faut pas plus pour redonner le « moral » aux Alouettes des champs. Hautes dans le ciel, elles entonnent leur mélodie qui invite à les trouver dans cet infini bleu. Enfant je prenais un réel plaisir à chercher ces ponts noirs sonores. Comme pour toutes espèces le chant est un « outil territorial ». Il avait commencé dès janvier mais c’était estompé ensuite avec la grisaille et les ciels bas. L’Alouette des champs originaire des steppes de l’est de l’Europe a profité des déboisements humains de l’homme agriculteur au fil de l’histoire principalement à la période romaine. Elle n’a pas besoin de perchoir (d’ailleurs bien plus que rare dans les openfields) pour entonner son chant. Ses densités de population sont très variables, reflets de la qualité des milieux et de la richesse en invertébrés pour les futurs poussins. Cela varie de 0,4 à 1 couple pour 10 hectares sur les terres agricoles. Elle a tendance à éviter les terres à betteraves, mais ou tournesol pour préférer seigle, blé, orge ou luzernes. Parfois elle peut occuper temporairement de grandes clairières forestières de coupe à blanc mais ce milieu rajeunit va se refermer très vite.  Toutes les études récentes s’accordent pour un déclin de l’espèce plus ou moins important selon les régions depuis les années 1970. On voit très bien dans notre région des secteurs encore favorables à l’espèce et d’autres qui se désertifient en alouettes nicheuses même si le type de cultures lui est favorable. De 2001 à 2014 ce sont une diminution de 54% des effectifs de l’espèce qui est constaté dans le Nord Pas de Calais et 90% en Flandres belges, pour une baisse moyenne de près de 20% à l’échelle nationale.

 

P Carruette 12 mars 2026 Crédit photo Kev