Les fortes marées repoussent sur le reposoir du Parc du Marquenterre plusieurs centaines de Courlis cendrés. Affublés de leur long bec recourbé, ils sont tournés face au vent, alignés sur de vastes prairies à l’herbe rase. Les femelles ont le bec plus long que les mâles ou les juvéniles. Patients, ils attendent que le flot recule…Ils nous viennent des polders hollandais, des îles frisonnes, des tourbières écossaises. En Picardie, seuls quelques rares couples subsistent dans les prairies de fauche de l’Oise et de l’Aisne avec seulement 5 à 10 couples et moins de 1500 couples en France. Sur le littoral, il semble qu’il ne se soit plus reproduit depuis une vingtaine d’année.
En Europe le Courlis cendré se reproduit surtout dans les îles Britanniques et de la Scandinavie à l’Oural pour une population estimée à 250.000 couples. Le gros des hivernants en Europe (la moitié de la population européenne !) sont en mer des Wadden aux Pays Bas et en Allemagne, en Angleterre et en moyenne 30.000 oiseaux en France. L’évolution rapide des pratiques agricoles porte atteinte à ce grand limicole nicheur resté très farouche chez nous.
Un plan d’action international signé par 20 pays européen a été mis en place pour enrayer son déclin dans les secteurs où ses habitats anthropiques se dégradent.
P Carruette 2 aout 2024