L’autre symbole c’est aussi le gui vert en hiver profitant que ses hôtes sont en sommeil. Le gui est une plante parasite qui prélève (avec modération !) dans les tissus de l’arbre eau et sels minéraux. Mais il ne profite pas que des autres. Il effectue tout de même une photosynthèse grâce à la chlorophyle de ses feuilles bien présentes en hiver à l’époque où son logeur ne l’ombrage pas puisqu’il a perdu les siennes. On peut se demander comment le gui peut pousser au sommet des arbres ! C’est grâce aux oiseaux et notamment la plus grosse des grives, la Draine. En hiver, elle raffole de la pulpe des baies du gui. Les graines vertes coriaces sont rejetées dans les fientes de l’oiseau. Le vernis visqueux qui recouvre encore la graine lui permet de se coller à l’écorce de l ‘arbre. L’avenir est en route… En Picardie les bouquets de gui se retrouvent surtout sur les vieux pommiers, les peupliers, l’Aulne qui poussent dans des milieux favorables à la Grive draine. Parfois des conifères sont parasités…et bien plus rarement des chênes. Est pour cela que le gui prélevé sur des chênes étaient considéré comme sacré par les druides…
P Carruette 20 janvier 2021 crédit photo Pegychoucair