Il est vrai que les jours rallongent, perception de lumière accrue amplifiée par la douceur, qui fait que de petits passereaux recommencent à chanter, comme la grive musicienne cette année dès fin décembre !
Le merle noir émet aussi quelques vocalises.
Accenteurs mouchets et rougegorges se mettent aussi à chanter dès que le vent se calme.
Le but du chant est bien entendu de défendre auditivement un territoire contre tout concurrent mâle de la même espèce. Les oiseaux ont ainsi inventé la force de dissuasion qui évite l’agression, source de dépenses d’énergie et risque de blessures fatales.
Il est pourtant des oiseaux qui sont en pleine période de nidification en janvier. En montagne c’est le cas des vautours fauves qui ont rejoint leur falaise ancestrale de nidification. Les exceptionnelles chutes de neige cette année dans les massifs vont augmenter la mortalité des chamois et des bouquetins tant par la difficulté accrue de trouver la nourriture que lors des avalanches. Cela sera une aubaine pour ces vautours à condition que les carcasses ne soient pas recouvertes par la neige immédiatement.
Aujourd’hui plus de 1500 couples de vautours fauves nichent en France alors qu’en 1969 il ne restait que 60 couples dans les Pyrénées en vallée d’Ossau. Des populations réintroduites dès 1981 dans les Grands Causses puis dans les Baronnies, le Vercors et les gorges du Verdon sont maintenant prospères et les bergers peuvent déposer leurs cadavres de brebis dans des placettes.