Les champions face aux tempêtes marines restent les pétrels et les puffins qui ne s’abritent qu’exceptionnellement à la côte. Il est certain néanmoins que du gros temps qui se succède et se prolonge sur de nombreux jours voire semaine va créer des problèmes aux oiseaux marins. La nourriture devient moins accessible dans les rouleaux, provoquant un amaigrissement progressif des plus faibles. Une situation de stress apparaît facteur d’ulcères et de développement parasitaire. Le plus connu de ce type de situation rare est celui de janvier et février 1984 où plus de 14.000 oiseaux (dont 65% des Mouettes tridactyles) ont été trouvés morts sur les côtes de Manche et d’Atlantique. Aussi spectaculaires qu’ils soient ces échouages massifs ne mettent pas en péril les espèces (si elles ne sont pas récurrentes) à l’inverse des dégazages en mer, la baisse des ressources en poissons et le réchauffement des eaux. Les tempêtes peuvent être aussi redoutables sur les voies de migration. Les plus dangereuses sont celles subies au Sahara ou les vents violents de sable peuvent balayer des milliers de petits migrateurs déjà éprouvés par la sécheresse. Au printemps 1987, des tempêtes de neige sur les zones montagneuses de Turquie ont provoqué une hécatombe sur les Cigognes blanches en route vers le Nord Est de l’Europe.
P Caruette 13 novembre 2025