Le Pigeon ramier a quitté bosquet et forêt pour nicher aussi dans les jardins boisés jusqu’au cœur des grandes villes. Dans ces milieux urbains il est aussi peu farouche qu’un pigeon domestique et profite comme lui de toutes les sources de nourriture au sol. Il peut faire jusqu’à 3 couvées par an et nicher dès février. Mais ce n’est pas de trop vu l’extrême mortalité des jeunes au nid. Une des causes principales est certainement les coups de vent qui font tomber les nids bâtis avec quelques brindilles, qui deviennent bien peu résistants surtout quand les gros poussins sont prêts à l’envol. Les poussins quittent souvent le nid avant même de savoir bien voler et sont alors très vulnérables aux prédateurs notamment nos chats domestiques. Nos Pigeons ramiers urbains sont progressivement devenus sédentaires, par rapport à leurs voisins forestiers ou du nord de l’Europe qui descendent encore en partie dans le sud-ouest de la France et la péninsule ibérique.
P Carruette 30 juin 2024 Crédit photo Ralph