En donnant une seconde vie à des troncs creux de vieux arbres fruitiers abattus, de nouveaux nichoirs naturels ont été créés ce printemps. Ces cavités recyclées offrent aux espèces cavernicoles un refuge indispensable pour la reproduction.
Pour la seconde année consécutive, deux couples de Torcols fourmiliers, revenus d’Afrique subsaharienne en avril, animent de leurs chants continus les abords de mon jardin, du lever au coucher du soleil.
Séduit par un nichoir providentiellement installé, l’un des couples s’y établit rapidement. Le Torcol, espèce cavernicole secondaire, utilise des cavités déjà existantes, souvent creusées par les pics ou formées naturellement.
Douze œufs seront bientôt pondus, prélude à un incessant ballet de va-et-vient des deux parents, entièrement dévoués au nourrissage de leur progéniture.
Le Torcol fourmilier est un oiseau qui semble venir d’un autre temps. Son allure reptilienne et son extraordinaire mimétisme lui permettent de se fondre de manière étonnante dans son environnement.
Il se nourrit presque exclusivement de fourmis et de leur couvain (œufs, larves), une nourriture dont ses jeunes profiteront pleinement.
Cinq semaines d’observations exceptionnelles, au cours desquelles un cinéaste professionnel est venu passer quelques jours à Brognard pour réaliser un tournage consacré à cette espèce discrète qui ne s’observe pas facilement partout en France.
Les Torcols de Brognard s’apprêtent donc à entrer sous les projecteurs…
Dominique Delfino 3 juillet 2026