Une nouvelle année

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Nous espérons que cette nouvelle année sera pleine de surprises dans la nature.

D’abord en priorité, celle, que chacun d’entre nous retrouve l’envie, l’effort simple, de prendre quelques instants pour y prêter une attention bénéfique. Ce n’est jamais du temps perdu. La nature devient en ces temps d’incertitude un refuge, un lieu de ressourcement et de bienveillance pour de plus en plus de personnes. De bien grands mots de sociétés dites « riches » mais en perpétuel doute qui devraient plutôt se simplifier en source d’émerveillement sur des « choses » simples, d’attentions au vivant.

La meilleure façon de protéger la nature est d’abord d’y aller ! Au-delà même des sorties dans les réserves et espaces protégés indispensables et notoires, la simple promenade dominicale sur sa commune (qu’enfant, nos parents ou grands-parents savouraient comme une communion simple d’être ensemble) pour observer plantes, oiseaux ou croiser un chevreuil est bien à remettre au goût du jour familiale ! Une première bonne résolution pour 2026 sans avoir besoin des baskets dernier cri… !

Et puis au-delà des évidents « savoir vivre » de ne pas jeter un papier par terre, d’éteindre la lumière ou ne pas laisser couler le robinet… il y a des actions simples, urgentes, qui peuvent être un véritable appel d’air pour la biodiversité animales et végétales courantes de nos campagnes la plus concernée par un déclin plus que manifeste. Notre situation de consommateur achetant des produits locaux permet aux apiculteurs, pêcheurs, agriculteurs et éleveurs de vivre.

Et qui dit élevage, dit pâtures, et souvent haies, prairies ancestrales lieux prodigieux de diversité animale. Si les pratiques agricoles doivent progressivement et naturellement se transformer dans l’utilisation moindre des phytosanitaires c’est la perte des surfaces agricoles (et donc des agriculteurs) au profit de l’urbanisation qui sur le moyen terme, sera le plus néfaste à la biodiversité.

Paradoxe de l’écologie, l’Homme présent sur le territoire peut et doit être plus bénéfique que par son absence. Planter de vraies haies denses d’espèces locales, des vergers, dans son jardin jusqu’à tout l’espace communal, est un apport fort au retour des passereaux et insectes dans notre vie quotidienne… et des fruits pour notre consommation personnelle ou collective. Allier l’utile à l’agréable est tout à fait compatible avec la protection et l’enrichissement de notre patrimoine.

Plus que de protéger statiquement la nature c’est de retrouver de manière active plus de nature dans notre quotidien physique et moral pour un début de meilleure année. Il est étonnant de voir au printemps quand il reste un « unique buisson » au milieu d’un immense champ, qu’il va servir de poste de chant au dernier bruant jaune ou bergeronnette printanière comme dans une oasis ! Quel effet hautement bénéfique si cette part de libre nature se multiplie pour apporter la diversité source de multiples richesses écologiques et économiques dans tous les domaines avec un minimum d’entretien annuel.

Ph. Carruette – 11 janvier 2026 © S. Bouilland