A la rencontre du roitelet

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C’est surtout d’octobre à mars qu’on rencontre ces petits migrateurs en Picardie. Ils se déplacent en groupe, souvent en compagnie des quelques pouillots véloces hivernants, mésanges ou autres grimpereaux. Les roitelets huppés apprécient les conifères où ils s’activent avec une frénésie rare à la recherche minutieuse des petits insectes et des chenilles sur l’écorce ou la moindre aiguille de pin.

Leurs cris de contact très aigus tel un insecte les fait vite localiser mais il est bien difficile de les observer tant ils ont la « bougeotte ». Ce métabolisme fait qu’ils mangent jusqu’à 7 grammes de nourriture par jour, capturant parfois jusqu’à 200 collemboles à la minute (petits crustacés forestiers). Sur le littoral, les pinèdes de pin laricio du massif dunaire sont un lieu privilégié pour de spectaculaires passages migratoires. En 1990, sur une matinée, plus de 2 000 roitelets bien peu farouches « remplissaient » le parking boisé du parc du Marquenterre. Les guides naturalistes de ce site protégé en ont bagué près de 450 en une matinée début novembre 2014. Pesés, mesurés, étudiés sur toutes les coutures, ils seront bien malgré eux des ambassadeurs involontaires de la connaissance scientifique. Le site protégé du Conservatoire du littoral est un des plus importants en Europe pour le baguage des roitelets huppés et triple bandeau.

Ph. Carruette – 4 février 2024 – © Naturelady