Des Phalaropes à bec étroit peuvent aussi venir rejoindre la communauté avec le fort vent. A l’accoutumée, ils stationnent en pleine mer au large mais le fort vent peut les inciter à rejoindre la zone terrestre protégée. Etonnant limicole nichant sur les lacs et tourbières en eaux peu profondes en Scandinavie dont 200.000 couples en Islande. Peu farouche et il ne connaît guère la peur de l’Homme du fait de ses lieux d’habitats et de migration marine. La famille est bien connue par le fait que les femelles sont plus colorées que les mâles. Une réelle exception dans le monde des oiseaux. Ce sont donc elles qui paradent pour séduire leur partenaire. En juin en Scandinavie dès que la femelle a pondu ses quatre œufs elle abandonne le nid et rejoint ses consœurs. Le mâle doit donc assurer seul la couvaison et l’élevage des jeunes heureusement précoces et nidifuges, indépendants à deux semaines et vite volants une semaine plus tard.
Pour continuer dans l’originalité, ces oiseaux vont passer l’hiver non pas en Afrique de l’Ouest comme nombre de limicoles mais…en mer d’Oman et dans le golfe d’Aden au Yemen ! Etonnant trajectoire dont on ignore la route exacte entre la haute mer, l’intérieur des terres ou le passage par la Méditerranée ! L’oiseau reste d’observation assez rare en France avec une cinquantaine d’observation en moyenne chaque année, la baie de Somme étant un des sites français les plus réguliers notamment en migration postnuptiale
P Carruette 26 aout 2023