Dernières migrations.

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Mi-mai, avec les grandes marées sur le littoral, voit se terminer la migration de printemps. Plusieurs centaines à milliers continuent de passer sur notre littoral. Quelles soient Naines, Caugeks ou Pierregarins, elles remontent toutes en Scandinavie ou sur les bancs sableux du nord des Pays Bas et du Danemark. Elles papillonnent au-dessus des flots pour capturer de petits poissons à marée haute ou se reposer sur les sables à marée basse. Quelques Sternes arctiques sont à remarquer avec leur bec totalement rouge et leurs ailes quasi transparentes dans la lumière maritime. Pour les limicoles, ce sont ceux qui vont nicher à l’extrême nord de l’Europe qui sont les derniers à passer. Pluviers argentés gagnant le cercle arctique, Chevaliers gambettes partant pour la Russie, et même Tournepierre à collier gagnant les terres arctiques du nord est canadien en passant par le Groenland, Barges rousses gagnant la Laponie scandinave. Venus d’Afrique de l’ouest, ils ne font que stationner brièvement chez nous.  Ils vont tous chercher les jours longs et les immenses zones de tourbières et de toundra du grand nord. La reproduction y sera tout aussi rapide sur ses zones où les périodes de douceur et de jours longs seront finalement… très courtes. Des immatures peuvent aussi y remonter ou estiver chez nous. Fréquenter les lieux de reproduction sans y nicher n’est pas forcément une perte de temps ou d’énergie, permettant aux « adolescents » de prendre de futurs repères. De nouveaux sites de reproduction sont ainsi souvent l’initiative de jeunes couples nichant plus tardivement pour une première fois.

P Carruette 24 mai 2024