Le loriot revient

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Dans les forêts humides des rives des fleuves et rivières picardes est revenu le Loriot. Il s’est bien adapté chez nous dans les plantations de peupleraie des vallées alluviales. Il nous revient d’Afrique centrale, voire d’encore plus au sud, en faisant un des plus grands migrateurs de notre région. Revenir tard c’est être là « au temps des chenilles » et des insectes des jeunes feuilles de la ripisylve, base de la nourriture des adultes et des jeunes. Les mâles arrivent quelques jours avant les femelles. Malgré son plumage rutilant, le loriot reste extrêmement discret sur son territoire défendu avec ardeur contre les autres couples. Mais ces couleurs jaune verdâtre ne sont-elles pas si mimétiques dans la canopée où chlorophylle et lumières se mêlent et se confondent. Seul le chant flûté et puissant permet souvent de déceler sa présence.

L’incubation commence environ trois semaines après le retour migratoire fin avril début mai, le temps que se déroulent la défense du territoire et les parades nuptiales. Il n’est jamais abondant avec une densité dans les milieux les plus favorable au maximum d’un couple pour 20 hectares, l’espèce étant très territoriale et très fidèle d’année en année à son territoire. La population française est estimée entre 100.000 et  200.000 couples avec de grandes variations annuelles en fonction des conditions météorologiques.

P Carruette 25 mai 2020 Crédit photo Darcy  Rogers