Dans les mangeoires, le mieux est ne disposer que des graines de tournesol dans une mangeoire toujours avec un toit qui protège des intempéries la nourriture. Les passereaux consommant des graines plus petites comme le Rougegorge ou l’Accenteur mouchet profiteront des brisures au sol. Les boules de graisse de bœuf ou les blocs de saindoux sans sel sont aussi appréciés. Evitez tout aliment salé néfaste pour les oiseaux. N’oubliez pas quelques pommes ou poires abîmées déposées au sol pour les merles ou les grives. Il est important aussi de nettoyer régulièrement le plateau de la mangeoire avec du vinaigre blanc ou de l’eau de Javel pour éviter les parasites, virus ou bactéries favorisés par la concentration des oiseaux. Si vous observez cinq ou six Mésanges bleues ou Charbonnières, vous en avez certainement cinq ou six fois… plus ! Si certains individus sont de véritable ‘piliers de mangeoires’ d’autres ne restent en effet que quelques instants ou circulent entre différentes mangeoires, d’autres arrivent en migration ou en fuite d’un coup de froid. Cela est particulièrement vrai le long du littoral ou les vallées, favorables aux circulations migratoires.
Mais un ciel clair, un rayon des soleils éclairant le givre peut aussi donner des ailes à bien des espèces. Des groupes importants de Grives mauvis et Litornes ont aussi bien bougés et stationnent sur les prairies ou les terrains de football ruraux. Les Alouettes des champs se regroupent au soleil sur les terres. Les faucons crécerelles semblent plus nombreux le long des routes avec l’arrivée probable d’oiseaux fuyant plus au nord les zones enneigées.
P Carruette 8 mars 2021 crédit photo S.Bouilland