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L’alouette des champs

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Il n’en faut pas plus pour « redonner le moral » aux alouettes des champs. Haut dans le ciel, elles entonnent leur mélodie qui invite à les trouver. Enfant, je prenais un réel plaisir à chercher longtemps ces points noirs sonores dans l’infini bleu. Comme pour toutes espèces le chant est un « outil territorial ». Il avait commencé dès janvier mais s’était estompé ensuite avec la grisaille et les ciels bas. L’alouette des champs est originaire des steppes de l’est de l’Europe. Elle a profité des déboisements humains de l’homme de plus en plus agriculteur au fil de l’histoire. Elle n’a pas besoin de perchoir pour entonner son chant. Ses densités de population sont très variables, reflets de la qualité des milieux et de la richesse en invertébrés pour les futurs poussins. Cela varie de 0,4 à 1 couple pour 10 hectares sur les terres agricoles. Elle a tendance à éviter les terres à betteraves, maïs ou tournesol. Parfois, elle peut occuper temporairement de grandes clairières forestières de coupe à blanc mais ce milieu rajeunit et va vite se refermer.  Toutes les études récentes s’accordent sur un déclin de l’espèce plus ou moins important selon les régions depuis les années 1980. On voit très bien dans les Hauts-de-France des secteurs encore favorables à l’espèce et d’autres qui se vident en alouettes nicheuses même si le type de cultures lui est favorable. Plus le milieu s’appauvrit en valeur paysagère et nourricière (perte des haies, bandes herbacées, chemins…) plus les densités sont faibles voire inexistantes.

Ph. Carruette  – 11 mars 2021