Facilement observable, la mésange à longue queue.

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En hiver un passereau est aussi bien observable en la « personne » de la Mésange à longue queue. Dès septembre plusieurs familles peuvent se réunir donnant des troupes pouvant atteindre 35 individus. Elles circulent ainsi dans un rayon de quelques kilomètres sur des parcours bien établis autour d’un hectare à la recherche de petits insectes et araignées sur les branches les plus fines (leur poids dépasse de peu les 7 à 8 grammes !). Elles viennent rarement aux mangeoires et ne se nourrissent jamais au sol. En déplacement groupé leurs cris roulés ou stridents pour l’alerte permettent de toujours garder le contact indispensable avec la bande. Cette espèce est bien facile à reconnaître avec sa queue plus longue que le corps (on dirait une pelote de laine sur laquelle on aurait laissé l’aiguille à tricoter !). Le plumage duveteux et fin forme une palette délavée de rose, blanc et noir pleine de charme. Elle apprécie les zones boisées claires avec des essences épineuses comme les aubépines et prunelliers. Elle peut y faire son nid en boule chef d’œuvre de mousse et de lichens et y dormir en groupes serrés pour se réchauffer. Elle est particulièrement bienvenue dans les jardins où elle se nourrit sur les arbres fruitiers des larves et œufs des papillons nocturnes comme les noctuelles.
Récemment elle vient de reprendre dans la classification scientifique son nom de Orite à longue queue,, puisqu’elle n’est pas considérée comme une vraie mésange (une Paridé) qui niche dans  normalement dans une cavité. Elle est considérée comme sédentaire, mais des mouvements migratoires de faible ampleur sont connus certaines années à l’automne.

P Carruette 13  février 2024 crédit photo Sharkolot