Le geai et la litère forestière

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Un long « partenariat » existe aussi entre le Geai des chênes et la litière forestière. Le geai profite de l’abondance des fruits et graines à l’automne. Profusion incite l’oiseau au « bas de laine » ! Le geai va ainsi cacher des glands sous les feuilles. En se basant sur sa mémoire et des points de repère il sait les retrouver…mais pas tous ! De petits chênes naîtront de ces oublis pour le bonheur de futures générations de geais. Dans le massif à dominance de conifères du massif dunaire du Marquenterre, on voit des geais faire la navette en arrière-pays pour aller cacher des glands dans la dune et la pinède afin d’avoir des réserves à portée de bec ! Dans leurs capsules hérissées, les faînes sont un trésor caché que savent exploiter cervidés, sangliers ou simples pinsons. On peut aussi les faire griller à feu doux comme des châtaignes et les incorporer aux salades d’hiver. Sinon, elles ne seront certainement pas perdues pour l’humus, qu’elles se désagrègent ou qu’elles deviennent arbre, l’écosystème forestier en sort toujours gagnant !

 

P Carruette 26 octobre 2025 Crédit photo Sekau67