Le loriot est revenu le 24 avril au Parc du Marquenterre depuis un long hivernage qui l’a conduit jusqu’en Afrique, au sud de l’équateur. Grâce à l’abondance des chenilles cette année, il est rapidement très loquace. Son sifflement puissant et mélodieux entendu dans les forêts humides et les peupleraies des vallées est souvent le seul moyen de déceler sa présence. Malgré le plumage rutilant jaune et noir du mâle, il reste très discret et passe bien inaperçu avec la pousse des feuilles.
La population française se situe autour de 100.000 à 300.000 couples. Il est cependant quasi absent en haute montagne, en Bretagne et dans le Cotentin. En Picardie, l’espèce est régulière dans les vallées humides et les dunes boisées. Du fait de son hyper territorialité, il n’atteint jamais de grande densité. Malgré tout, le changement climatique avec un réchauffement global lui semble favorable. L’effectif français semble ainsi avoir augmenté de 15% ces dix dernières années. De 1973 à 1989, la majorité des loriots étaient de retour début mai sur le littoral picard. De 1990 à 2002, les données deviennent plus précoces, s’orientant fin avril. Ces dernières années donnent le retour le 5/05/22, le 26/04/23, le 28/04/24 et le 1/05/25.
Ph. Carruette – 17 mai 2026 © Francisco Corado Rivera