Mai, mois de la reproduction.

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En mai la reproduction est à l’ordre du jour pour quasiment toutes les espèces. Tout est fait pour se montrer : plumage ou pelage nuptiaux, chants, cris ou attitudes multiples et variés, effluves ou odeurs et tant d’autres stratagèmes. Que la nature soit prolixe quand il s’agit de séduire, de plaire pour assurer l’avenir. Cet avenir est déjà bien en route pour nombre d’animaux qui ont des petits qui demandent toujours, selon les espèces, de quelques instants à de longs mois de soins et de sollicitude. De nombreuses Sternes caugeks passent encore en baie de Somme. Certaines s’arrêtent au Hâble d’Ault ou au Parc du Marquenterre où elles ont déjà niché. Mais leur colonie a trop souvent été détruite par la prédation du renard et cette expérience malheureuse est bien mémorisée par les adultes. Seuls les échanges de poissons entre les adultes en couple posés, véritable offrande, peut laisser penser que de nouveaux couples reviendront y nicher. Ces grosses sternes se reconnaissent facilement à leur « béret noir », orné d’une huppe et le bec noir à pointe jaune. En hiver ces grandes voyageuses sont en grande majorité le long des côtes d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Guinée Bissau, Ghana…) où elles pêchent de petits poissons en mer. Elles reviennent sur nos côtes à partir de fin mars.  Seuls 6 à 7000 couples de Sternes caugek nichent en France soit plus de 10% de l’effectif européen.  La pose judicieuse de radeaux artificiels comme à Saint Firmin les Crotoy va favoriser la nidification de la Sterne pierregarin. Cette petite sterne au bec rouge est plus généraliste et pionnière dans ses sites de reproduction sur des îles le long des fleuves, des îlots ou des berges caillouteuses dans les carrières et gravières en eau.

 

P Carruettte 14 mai 2026 Crédit photo Kev