grue_cendree

Une grue égarée

Partager

Les forts vents de sud est ont pu décaler quelques petites troupes de ce grand échassier vers l’Ouest de la Somme et il arrive qu’un oiseau fatigué puisse s’égarer. 

Au-dessus des champs volent les ailes bien en V les Busards Saint martin. Les mâles se reconnaissent bien à leur plumage gris bleuté et les femelles au croupion blanc Ils semblent plus nombreux qu’à l’accoutumé à l’automne alors que comme pour bon nombre d’espèces leur reproduction n’a guère été florissante. Il faut dire que cette espèce est migratrice partielle est que les oiseaux d’Europe du nord viennent hiverner chez nous, alors qu’une partie de nos nicheurs locaux peuvent partir en Espagne. Son nom de Saint Martin vient peut-être de là avec l’arrivé des migrateurs en novembre avec la date de la Saint martin le 11 novembre. Mais bien des oiseaux se sont déjà déplacés dès la fin août. Comme les autres busards, en morte saison, les oiseaux le soir se regroupent en dortoir, dormant en petits groupes au sol dans des friches ou des champs de choux ou d’engrais verts recouvrant les sols nus ou dans les mollières sur le littoral. Une nouveauté depuis les années 1995 dans notre région est l’hivernage du Busard des roseaux. Plus grand que le Saint Martin avec un plumage brun foncé soutenu, immatures et femelles se reconnaissent bien à la tache crème au front. Si la plupart des oiseaux hiverne sur le littoral, des observations se font aussi plus régulières à l’intérieur des terres. Est-ce des oiseaux qui nichent dans les roselières de nos vallées ou des oiseaux plus nordiques, seul le baguage des poussins au nid pourrait le prouver ?

Ph. Carruette – 28 octobre 2020 – crédit photo PNR Brenne