Sur les falaises calcaires de Picardie maritime le spectacle est certes moins grandiose mais tout aussi intéressant à suivre. Le goéland argenté monopolise les lieux de ses cris territoriaux. Nombre de couples aujourd’hui préfèrent nicher sur les toits des maisons où les risques de chutes sont bien moins grands pour les poussins.
Le fulmar boréal cherche les cavités les plus spacieuses de ce grand mur blanc. Les couples très fidèles ne nichent vraiment qu’à partir de 8 ou 9 ans mais cet oiseau pélagique proche des albatros peut vivre plus de 40 ans. Des oiseaux plus familiers aux « terriens » ont aussi leur site de reproduction dans la falaise. C’est le cas du choucas des tours, du rougequeue noir ou au printemps, des hirondelles de fenêtre. Quant aux pigeons qui nichent de Ault à Mers-les-Bains, ils n’ont hélas plus grand chose de leur ancêtre le pigeon biset sauvage qui occupaient bien ces lieux. Ce pigeon de pure souche sauvage sans croisement avec des pigeons domestiques n’existe plus qu’en Corse et sur Belle-Ile-en-Mer dans le Morbihan.
Ph. Carruette, 12 mars 2024 – © Asfafi